La Newsletter : l’outil qui projette une marque dans l’esprit des clients 

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Comment miser sur la newsletter pour cultiver ses clients.


À l’ère où la création de contenu semble parfois débordante, tous les communicants cherchent à relever l’un des défis les plus challengeant de ces dernières années : faire comprendre des sujets complexes à des clients et prospects qui ont un faible réservoir de temps disponible. Énergies renouvelables, économie circulaire, économie sociale et solidaire, innovation technologique, et bien plus encore, sont des enjeux et des secteurs qui évoluent à grande vitesse. C’est pourquoi il est primordial de bien faire valoir son expertise et de mettre à jours les intéressés.  

 

Pour rester visible et valoriser sa singularité, LinkedIn s’impose souvent comme un canal évident. Toutefois, l’opacité de son algorithme et la volatilité du nombre d’utilisateurs actifs rendent de plus en plus d’expertes et d’experts en communication méfiants. Se reposer uniquement sur un canal dont on ne maîtrise pas pleinement les règles, c’est prendre un risque. Le besoin d’un canal complémentaire se fait vite ressentir.  

 

C’est là que la newsletter entre en jeu. Véritable outil de communication directe et maîtrisée, elle permet de rester propriétaire de son audience. Elle instaure un rendez-vous régulier pour entretenir la relation, partager son expertise et rester présent dans l’esprit de celles et ceux qui comptent pour le développement d’une organisation. 

Pour les acteurs du BtoB, un outil particulièrement pertinent 

En début de parcours, certains indicateurs peuvent sembler moins attractifs, surtout lorsqu’on les compare à la croissance rapide que peuvent connaître certains comptes LinkedIn. Pourtant, en se penchant sur quelques chiffres clés, on réalise rapidement que la newsletter est une sérieuse candidate pour renforcer une stratégie de communication digitale. Une excellente nouvelle pour les entreprises positionnées en BtoB, pour lesquelles les canaux de communication sont souvent plus difficiles à diversifier. 

 
Une newsletter, c’est :  

  • 36€ de ROI pour 1€ investi (Litmus, 2024) 

  • 40 fois plus efficace que les réseaux sociaux pour l'acquisition de clients (gtec

  • 44 % des communicants mettent en place des newsletters (Litmus, 2024

 

Contrairement à une publication diffusée sur le fil d’actualité des réseaux sociaux, la newsletter permet d’adresser des messages ciblés à des groupes de prospects ou de clients préalablement catégorisés. En identifiant les enjeux propres à chaque secteur, il devient possible d’ajuster le ton et le contenu, et ainsi de valoriser son expertise. C’est l’un des piliers d’une newsletter efficace, rendu possible par des plateformes comme Mailchimp, HubSpot, Klaviyo ou Sarbacane.  

 

Nos conseils pour une newsletter efficace  :

Comme pour tout outil populaire, les mauvaises pratiques sont fréquentes : quelques erreurs de stratégie ou d’exécution suffiront à saboter son audience

 

Mais pas de panique, en tant qu’experts en communication BtoB, et rédacteurs d’une newsletter en pleine croissance – l’Empreinte – Hodos partage de précieux conseils pour lancer ou consolider sa newsletter : 

 

Une ligne éditorial solide :  

Une bonne newsletter a une personnalité assumée. Pour s’aider, il convient de déterminer un ton, un style et des thèmes qui reflètent l’ADN de la marque.  

 

Une retro-alimentation : 

Retro-alimenter son blog et sa page LinkedIn en y réutilisant des contenus forts de sa newsletter. 

 

Des ressources exclusives : 

Livres blancs, sondages, études : faire de sa newsletter une véritable opportunité. 

 

Un call to action : 

Chaque envoi doit inviter à une action claire : lire un article, télécharger un guide, s’inscrire à un événement, répondre à une question…  

 

Une adaptation au mobile : 

Optimiser la mise en page pour mobile : titres clairs, paragraphes courts, images adaptées, boutons bien visibles. 

 

Une bonne lisibilité et une structure : 

Une newsletter efficace se lit en un coup d’œil. Utiliser des titres, des sous-titres, des bullet-points et des espaces pour faciliter la lecture.  

 

Un œil sur les objectifs de son audience : 

Se concentrer sur les besoins de ses clients et prospects, pas seulement sur son actualité. 

 

Un expéditeur identifiable : 

Utiliser un nom d’expéditeur clair, une adresse électronique personnalisée et, si possible, une signature humaine.  

Une gestion responsable 

Comme tout outil de communication, la newsletter client doit aussi faire l’objet d’une démarche responsable. Ainsi, la toute première chose à considérer est de respecter le règlement général sur la protection des données (RGPD) – dont le mode d’emploi est consultable ici. Plusieurs éléments importants pour le respect des abonnés y sont mentionnés, comme le fait de pouvoir se désinscrire facilement.  
 

Il existe aussi un autre paramètre à prendre en compte dans l’utilisation de la newsletter : son coût environnemental. En effet, il est important de rappeler que comme tout produit numérique, l’envoi et le stockage de mails ont un impact environnemental. Bien qu’un courriel seul puisse sembler anodin, la facilité de l’envoi de masse instaure bien souvent une négligence. La sobriété numérique pouvant être une prérogative pour chaque responsable de la communication digitale, il semble donc essentiel pour lui ou elle de comprendre quels sont les impacts environnementaux d’une newsletter.  

 

D’après le calculateur d’empreinte carbone de l’ADEME un envoi de 1 000 mails par semaine (soit une moyenne basse pour une PME) représente environ 22,6 kg CO2 émis par an (soit 0,44 kg CO2 émis par semaine). En comparatif, cela représente 714 épisodes de série en streaming, ou 3,12 allez retour Paris-Berlin en TGV ! Il est donc indispensable de commencer à considérer la nécessité d’un usage responsable de cet outil.  

 

Mais est-ce vraiment une contrainte que de réduire son usage de mails pour sa communication ? La réponse est non, c’est aussi une opportunité stratégique. Tirer vers la qualité plutôt que la quantité renforce la pertinence de son contenu et augmente ses chances d’être lu.  

 

Pour aller plus loin dans l’apprentissage du numérique responsable, il est recommandé de consulter les ressources de l’ADEME :  

https://communication-responsable.ademe.fr/numerique-responsable  

 

Pour conclure, la newsletter est un atout dont on sous-estime souvent l’impact.  Bien que les chiffres montrent que son usage est fréquent, sa bonne utilisation reste encore trop rare, et beaucoup de communicants passent à côté d’une occasion de correctement éduquer et marquer ses cibles. Pour ce faire, quelques pratiques sont indispensables à mettre en place, comme établir une ligne éditoriale ou cerner son audience. Néanmoins, il est conseillé d’en calibrer son usage et de prendre pleinement conscience des enjeux de responsabilité associés avec cette pratique.


Crédit photo : Photo de Brett Jordan sur Unsplash

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